Leptospirose : comment se protéger lors des activités en eau douce ?

Avec le retour des beaux jours, les activités de plein air connaissent un véritable succès. Canoë-kayak, paddle, baignade en rivière, pêche ou encore randonnée aquatique sont autant de loisirs appréciés par petits et grands. Si ces moments sont synonymes de détente et de convivialité, ils nécessitent également quelques précautions. Parmi les risques méconnus figure la leptospirose, une maladie infectieuse rare mais qui mérite d’être connue afin d’adopter les bons réflexes de prévention. À travers cette campagne d’information, la CPTS Croisée Comtoise souhaite sensibiliser les habitants du territoire et les amateurs d’activités aquatiques à cette maladie encore peu connue du grand public. Qu’est-ce que la leptospirose ? La leptospirose est une maladie bactérienne provoquée par une bactérie du genre Leptospira. Elle appartient à la famille des zoonoses, c’est-à-dire des maladies transmissibles de l’animal à l’Homme. Les principaux porteurs de cette bactérie sont les rongeurs, notamment les rats et les ragondins. En urinant, ces animaux peuvent contaminer leur environnement, en particulier les rivières, les étangs, les fossés ou toute autre zone d’eau douce. La bactérie peut survivre plusieurs semaines dans un milieu humide, augmentant ainsi le risque de contamination lors d’un contact avec une eau infectée. Il est important de rappeler que la leptospirose reste une maladie peu fréquente en France. Toutefois, lorsqu’elle survient, une prise en charge rapide est essentielle afin d’éviter les complications. Qui peut être concerné ? Contrairement aux idées reçues, cette maladie ne touche pas uniquement les professionnels travaillant en extérieur. Toute personne pratiquant une activité en eau douce peut être exposée. Les personnes les plus concernées sont notamment : Les animaux domestiques, notamment les chiens, peuvent également être contaminés. Quels sont les symptômes ? La leptospirose débute généralement par des symptômes ressemblant à ceux d’une grippe : Dans la majorité des cas, l’évolution est favorable. Cependant, certaines formes peuvent devenir beaucoup plus graves et nécessiter une hospitalisation. Des atteintes du foie, des reins ou d’autres organes peuvent apparaître si la maladie n’est pas diagnostiquée suffisamment tôt. C’est pourquoi il est essentiel de consulter rapidement un professionnel de santé si ces symptômes apparaissent dans les trois semaines suivant une activité en eau douce. Les bons gestes pour réduire les risques Bonne nouvelle : quelques mesures simples permettent de limiter fortement le risque de contamination. Avant toute activité aquatique, il est conseillé de se renseigner sur la qualité des eaux lorsque cette information est disponible. Si vous présentez une coupure ou une plaie, protégez-la avec un pansement parfaitement étanche avant d’entrer dans l’eau. Après votre activité, prenez le temps de vous doucher soigneusement et de désinfecter toute éventuelle blessure. Les pratiquants de sports d’eau vive peuvent également porter une combinaison longue limitant le contact direct avec l’eau. Enfin, pensez à rincer votre matériel après chaque utilisation. Ces gestes simples permettent de profiter pleinement des activités de pleine nature tout en réduisant considérablement les risques. Un réflexe qui peut faire la différence La leptospirose étant relativement rare, elle n’est pas toujours évoquée spontanément lors d’une consultation médicale. Si vous développez une forte fièvre, des douleurs musculaires ou un état grippal dans les semaines suivant une baignade ou une activité en rivière, pensez à préciser à votre médecin que vous avez été en contact avec de l’eau douce. Cette information pourra orienter plus rapidement le diagnostic et permettre une prise en charge adaptée. La prévention, un engagement de la CPTS Croisée Comtoise La prévention fait partie des missions essentielles de la CPTS Croisée Comtoise. En relayant cette campagne d’information, notre objectif est de permettre à chacun de profiter des richesses naturelles de notre territoire en toute sécurité. La connaissance des risques et l’adoption de quelques gestes simples restent les meilleurs moyens de prévenir cette maladie. Nous vous invitons également à consulter et à partager le flyer de prévention ci-dessous afin de diffuser largement ces informations auprès de votre entourage, des associations sportives et des usagers des activités de plein air.
Mars Bleu : mobilisation territoriale pour la prévention du cancer colorectal

Mars Bleu : mobilisation territoriale pour la prévention du cancer colorectal Chaque année, le mois de mars est consacré à Mars Bleu, campagne nationale de sensibilisation au dépistage du cancer colorectal. Cette initiative vise à rappeler l’importance de la prévention et du dépistage précoce, qui restent des leviers essentiels pour réduire la mortalité liée à cette pathologie. Au sein de notre territoire, la CPTS joue un rôle central en coordonnant les actions des professionnels de santé et en facilitant l’accès à l’information pour les patients. Temps de lecture : environ 4 minutes Sommaire Le cancer colorectal : un enjeu majeur de santé publique Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus fréquents en France, touchant aussi bien les femmes que les hommes. Il constitue une cause importante de mortalité, alors même qu’il peut être détecté précocement et traité efficacement. Lorsqu’il est diagnostiqué à un stade précoce, le taux de guérison peut atteindre près de 90 %. Cependant, malgré l’existence d’un dépistage simple et gratuit, le taux de participation reste insuffisant, notamment en raison de la méconnaissance du test, de la peur ou des idées reçues. Ces chiffres rappellent que la prévention et l’information doivent rester au cœur des pratiques professionnelles. Le dépistage organisé : simple, efficace et accessible Le programme national de dépistage du cancer colorectal s’adresse aux personnes âgées de 50 à 74 ans, asymptomatiques et sans facteur de risque particulier. Il repose sur un test immunologique, réalisé à domicile, indolore et gratuit. Ce test permet de détecter des lésions précancéreuses ou un cancer à un stade précoce, ce qui augmente considérablement les chances de guérison et réduit la complexité des traitements. La réussite de ce programme repose sur l’engagement des professionnels de santé de premier recours, qui jouent un rôle central dans la sensibilisation, l’information et le suivi des patients éligibles. Le rôle des professionnels de santé Médecins généralistes, pharmaciens, infirmiers, sages-femmes et autres acteurs du parcours de soins constituent des relais essentiels pour encourager le dépistage. Leur intervention permet de répondre aux questions, lever les appréhensions et accompagner les patients dans la démarche. Les échanges directs avec un professionnel de santé restent le facteur le plus influent pour favoriser l’adhésion au dépistage, renforcer la confiance et normaliser le test comme une étape naturelle du suivi de santé. La CPTS : un cadre pour la coordination et l’information La CPTS joue un rôle stratégique dans la coordination des actions de prévention à l’échelle du territoire. Elle favorise la collaboration entre professionnels de santé, l’échange de bonnes pratiques et la diffusion de messages clairs et cohérents. Cette approche pluriprofessionnelle permet également de toucher les populations éloignées du dépistage et de réduire les inégalités d’accès à la prévention. En organisant des réunions thématiques, des groupes de travail et des sessions d’information, la CPTS contribue à renforcer l’efficacité du dispositif et à améliorer la participation des patients. Actions concrètes à mettre en œuvre Dans le cadre de Mars Bleu, plusieurs initiatives peuvent être menées : Chaque action, même ponctuelle, contribue à renforcer la culture de prévention et à inscrire le dépistage dans le parcours de soins global, en cohérence avec les autres actions de prévention sur le territoire. Prévention et coordination : un engagement collectif Mars Bleu illustre parfaitement la nécessité d’une approche collective et coordonnée pour la prévention du cancer colorectal. La mobilisation des professionnels de santé, soutenue par la CPTS, permet d’améliorer l’information, d’accompagner les patients et de réduire les inégalités. La prévention s’inscrit ainsi dans une démarche territoriale, durable et centrée sur le patient, où la communication et la collaboration entre tous les acteurs du parcours de soins constituent des leviers essentiels pour améliorer la santé de la population. En s’engageant pleinement dans Mars Bleu, les professionnels de santé contribuent à renforcer la prévention sur le territoire, à favoriser le dépistage précoce et à améliorer la qualité des parcours de soins pour l’ensemble des patients.
Octobre Rose – Sensibilisation et prévention du cancer du sein

Chaque année, Octobre Rose 🎀, mois dédié à la sensibilisation et à la prévention du cancer du sein, rappelle l’importance…
Réseau CPTScc insuffisance cardiaque

L’insuffisance cardiaque touche près d’un million et demi de personnes en France. Face à cette pathologie complexe, une bonne…
Le Cancer colorectal : parlons-en !

Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus fréquents en France. Pourtant, il reste encore trop souvent méconnu ou tabou. Parlons-en ouvertement pour mieux le prévenir, le détecter précocement et ainsi augmenter considérablement les chances de guérison. Qu’est-ce que le cancer colorectal ? Le cancer colorectal se développe à partir des cellules qui tapissent l’intérieur du côlon ou du rectum. Il se forme généralement à partir de lésions précancéreuses appelées polypes qui évoluent lentement, parfois sans symptômes, pendant plusieurs années. Quels sont les symptômes à surveiller ? Les symptômes du cancer colorectal peuvent rester longtemps silencieux, mais certains signes doivent alerter : Face à ces signes, n’hésitez jamais à consulter votre médecin traitant. Dépistage : essentiel pour sauver des vies La clé dans la lutte contre le cancer colorectal est un dépistage précoce. Il est recommandé à partir de 50 ans jusqu’à 74 ans chez les personnes sans symptômes particuliers, grâce à un test simple et efficace : le test immunologique (recherche de sang invisible dans les selles). Ce test, pris en charge à 100 % par l’Assurance Maladie, est indolore et rapide. Si le résultat est positif, une coloscopie est proposée afin de détecter et retirer précocement les éventuels polypes avant qu’ils ne deviennent cancéreux. La prévention au quotidien Quelques habitudes simples peuvent réduire les risques : Parlons-en ouvertement ! Brisons le tabou qui entoure le cancer colorectal. Plus tôt nous en parlons, mieux nous pourrons le prévenir, le détecter, et ainsi agir efficacement. Ensemble, mobilisons-nous pour une meilleure information, un meilleur dépistage et une prise en charge rapide : parce qu’un cancer colorectal dépisté tôt se guérit dans 9 cas sur 10. Ne restons pas silencieux, parlons-en !